Nos 29 compagnons de randonnées du jour ont appliqué à la lettre les conseils de la divine et "Belle Dame". Certes quelques-uns ont bien eu quelques "craintes" légitimes dans les endroits légèrement escarpés mais avec l'aide encourageante des adultes, aucun n'a finalement renoncé et, une fois de plus, tout s'est fort bien déroulé sur les pentes du Sanctuaire de la Salette (1803 m) !

Après les sentiers caillouteux de la Bérarde empruntés en 2014, ceux des grands alpages de ces lieux mythiques apparaissent plus accessibles, d'autant que le beau temps est de la partie.
Dès l'arrivée, après un premier pique-nique vite avalé, cap est pris plein ouest sur le GR en direction du Col d'Huretières (1927 m) pour cette mini-rando dite de "dérouillage", y compris pour les conducteurs de la joëlette. Au départ, la pente est peu sévère mais le dévers bien réel. Plus loin le sentier devient plus facile, jusqu'au col, dans les pentes herbeuses. Daniel, notre sympathique "guide" local du jour identifie pour nous les principaux sommets enneigés de l'Oisans, du Dévoluy, et plus loin du Vercors.
Le trajet retour se fait par un sentier plus en aval. En ce milieu d'après-midi, la difficulté consiste maintenant à résister aux premières chaleurs estivales ; les gourdes et les rares zones d'ombre sont alors bien utiles.


Nous voilà désormais rendus au Sanctuaire pour les formalités d'installation. L'accueil est ici particulièrement chaleureux, souriant ! Tout le monde se dit bonjour ! Étonnant ! Mais il faut ne pas se perdre dans ce dédale d'escaliers et de couloirs traversant ces immenses bâtiments pour rejoindre les chambres et dortoirs affectés aux enfants.
Après une bonne douche réparatrice, se succèdent "pot de l'amitié", dâner, projection de petits films notamment celui tourné l'hiver dernier à l'Alpe d'Huez, à l'occasion de l'exercice des chiens d'avalanches. En fin de soirée, l'état de santé de Cindy, victime d'une crise d'angoisse nécessite par précaution l'intervention d'un médecin et cette jeune fille peut poursuivre un séjour "aménagé" au Sanctuaire avec ses camarades.

Après le petit déjeuner, le groupe prend cette fois la direction du nord pour la classique du coin, le Col de l'Etretat (1954 m) par un long sentier qui s'élève en zigs-zags d'abord dans les pentes herbeuses couvertes de fleurs, puis dans une zone boisée de petits résineux plantés là pour fixer le manteau neigeux et protéger tant que possible le Sanctuaire des avalanches. Arrivés au col séparant le Gargas et la Croix de Rougny, nous découvrons la vallée d'Entraigues, les sommets de l'Arcanier, la Muzelle puis au Sud, le maâtre des lieux, l'Obiou*, le Pic de Bure. Plus près, comme vu d'avion, le Sanctuaire dévoile son architecture majestueuse, imposante mais apaisante. Le silence est ici la règle, silence à peine troublé par le tintement des cloches annonçant les différents offices et les heures qui passent.
Les conducteurs de la joëlette doivent compenser à la force des bras et des mollets une panne de batterie survenue malencontreusement en milieu de parcours. Leurs efforts ne sont pas vains et Samia peut comme tous ses camarades atteindre le col et profiter du panorama.
Le dernier pique-nique est pris sur la plate forme réservée à cet effet au Sanctuaire et il faut déjà se séparer car, sur le chemin du retour, la circulation s'annonce dense compte tenu du pont de l'Ascension.
A très bientôt** les enfants ! Vous avez été une nouvelle fois "supers" dans ce lieu de calme et de paix ! Sois tranquille Thibaud : certes vous êtes handicapés mais porteurs de vraies valeurs que nous vous reconnaissons bien volontiers et ce depuis le début de notre partenariat !
Enfin le dernier mot revient à une jeune éducatrice qui, à l'issue de ces deux journées, nous disait : ".. on a vraiment de la chance : c'est rare de voir une équipe si soudée et des bénévoles qui s'investissent autant pour les enfants..."


* L'histoire de l'Obiou est marquée notamment par la catastrophe aérienne occasionnant la mort de pèlerins canadiens en 1950. Cette opération de secours était dirigée par Félix GERMAIN . Plusieurs de nos " vétérans " y ont également participé. C'est pour marquer à notre façon le 65 ème anniversaire de cet évènement que cette nuit en refuge est organisée à proximité des lieux de cette catastrophe
** rando mixte IME / IMEP le 10 juin pour une destination moins lointaine : Le Mont St Martin !

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