Par Marc Lafond
"..A propos de l’article publié par le journal La PROVENCE, mettant en lumière : La formation Montagne des équipages Hélicoptères du Secours Médicalisé, est aujourd’hui le point incontournable, nécessaire et reconnu de l’Armée de l’Air et de l’Aéronavale.

Ce Centre inauguré depuis peu à St Pancrace près de Briançon accueille même les Pilotes d’essais Airbus et les unités spéciales étrangères.
Au centre de en Vol Montagne (C.V.M.) si les exigences sont sévères les sélections demeurent impitoyables, comme toutes écoles de ce type.

Si ce système bien rodé est au point, souvenons-nous de nos anciens qui ont tout découvert, avec patience,
doute, inconfort pour enfin conclure à l’expérience, permettant la transmission du "Savoir".

Transition d’un petit rappel à une page d’Histoire :

L’INDOCHINE : avait déjà mis en évidence, l’évacuation sanitaire (evasan) héliportée, près de 10 000 blessés évacués. Des gens célèbres comme là Générale Valérie ANDRE, médecin, pilote elle même, Capitaine à l’époque, perçue l’avantage des premiers soins sur place, le confort du transport et la rapidité d’intervention.
Elle intervient dans la cuvette de Dien Bien Phu à bord d’un H19 "chapeau à une femme de courage et d’Honneur".
Les premiers moyens aériens issus du parc US (dont certains construits sous licence par la "sncaso", Française
comme le H 19 ,H21 ,H34 (HSS version navale) Bell G2 ,Bell 47 (notre photo))
H 34 et H 21 (les fameuses Bananes) effectuent déjà quelques treuillages de sauveteurs et civières.

L’ALGERIE : gros utilisateurs de moyens aériens à partir des années 56 où la création du Centre Santé Air
Basé à Maison Blanche, évacue environ :
-100 000 personnes blessées ou malades.
-50 000 évacuations primaires
-90 % du ramassage se fait par voie aérienne
Les aéronefs cités ci-dessus sont assistés des premiers Djinn et Alouette.

En 1953 la France prend progressivement le relais US et gagne son indépendance.

Grâce au développement de société la SNCASO (devenue ensuite Sud Aviation) élabore en 1953 un type de concept original : Le Djinn, magnifique machine dont le rotor était entraîné par de l’air pulsé ( distribué par le compresseur moteur) dans le corps creux des pales, éjecté en bout de ses dernières, l’absence de couple moteur rotor, élimine le rotor de queue donnant ainsi inertie et maniabilité, une centaine furent fabriqués pour l’Armée Française, pour la petite histoire J.P. Roca a eu le privilège de s’asseoir aux commandes.
De façon officielle cette trouvaille de génie fut abandonnée pour cause de problèmes d'étanchéité dans la transmission de l’air au rotor, je pense pour ma part que ce fut plutôt l’arrivée de l’Alouette 2 dans la même période, jugée plus performante, plus spacieuse, plus plus, plus, peut être aussi en bureau d’étude la future Alouette III qui nous a tant charmés et enthousiasmés.

Ces petites machines effet de progrès, fautes de place intérieure, transportaient sur les patins dans des espèces de sarcophages les blessés, limitant soins et interventions urgentes, ce fut le cas des Bell G2 des Djinn et Al 2.
Période révolue mais pas si lointaine, remplacée depuis par L’EC 145, Puma et autre Caracal alliant confort espace et rapidité d’exécution.

Dans la tradition du Secours médicalisé le progrès peut encore nous surprendre ! "