Certes il y a le feeling, l’instinct, le sens inné de l’itinéraire… mais nous savons tous les difficultés pour progresser en montagne, difficultés accentuées notamment par le manque de visibilité! Qui ne s’est pas fait piéger ici ou là, pas forcément très haut, ni trop loin, dans un secteur que nous croyons bien connaître, surpris par une nappe de brouillard s’invitant malencontreusement à la rando ! Alors, la progression devient compliquée, stressante pour tous, même si nous finissons par se sortir tant bien que mal de la situation…
Oui, il y a bien le triptyque « carte- boussole- altimètre » ; encore faut-t-il les avoir dans le sac et surtout savoir/pouvoir conjuguer les données de ces 3 instruments y compris par vents violents ou fortes pluies.

Mieux ! Depuis quelques années déjà, un nouvel instrument apparaît sur le marché à la disposition d’une « clientèle » soucieuse de suivre sans encombre un itinéraire : le GPS ! Beaucoup de véhicules en sont équipés … de plus en plus de randonneurs aussi ! Les Clubs mais aussi les particuliers ont vite compris l’intérêt de posséder un tel équipement, à moindre coût (environ 300 €) véritable mine d’infos (profil, dénivelée, altitude, météo.. ) quand on sait en utiliser toutes les possibilités. En matière de suivi d’itinéraires, l’exploitation des signaux radio émis par les satellites réduit sensiblement les risques d’égarement sauf en cas de panne de l’appareil lui-même ou de décharge de ses piles.
Daniel maîtrise cette nouvelle technique et veut bien essayer de nous la transmettre. Alors, nous nous sommes retrouvés pour une première leçon qui devra être suivi de beaucoup d’autres et surtout d’un travail personnel régulier pour se familiariser avec toutes les fonctions cet appareil vraiment étonnant.
Ah, qu’il est loin le temps où nos compagnons SDSM des années 50 cherchaient à utiliser les pigeons voyageurs comme moyens de transmission. A cette époque, peu de téléphone fixe, peu de radios, peu de photos, pas de prévisions météo, pas de vidéos, pas d’ARVA, pas de téléphones portables, encore moins de GPS.
A quand un appareil unique rassemblant à lui seul toutes ces potentialités techniques modernes ! Certainement dans pas très longtemps ! Peut-être que les puristes nostalgiques du passé regretteront le temps de la pratique de la montagne à l’ancienne, instinctive, faite d’imprévus, au hasard des circonstances…