Il faut beaucoup d’imagination pour penser même une seconde, à une nuit en refuge « hivernale » ces 28 et 29 mars à Saint Julien en Vercors. Certes, le réchauffement climatique nous réserve des surprises, mais de là à imaginer ces conditions printanières voire estivales… non.
Certes, nous avons bien trouvé un début de matinée un tantinet « frisquet » et quelques vieilles traces de neige dans des secteurs bien à l’ombre, ou de glace sur les pistes de ski de fond mais l’hiver est bien derrière nous et la végétation prête à exploser.
La première image anecdotique de ce séjour est proposée par Jean-Pierre, notre fidèle « ski-fauteuil-man », qui a choisi de monter sur le plateau en « buggy », engin qui a attisé la curiosité des 36 gamins participant à ces journées dès qu’il est arrivé sur la place du village de Saint Julien, premier lieu de rassemblement.

Dans ce secteur presque désert, il est facile de trouver un coin de pique-nique tranquille. Petits préparatifs de départ, installation de la petite Clara sur la joëlette, et le groupe fort de 59 unités commence la progression jusqu’au « Pas de l’Allier ». Avec ce beau temps, le point de vue est superbe mais la falaise vertigineuse est là et requiert toute l’attention des adultes. Une petite boucle chemine dans la forêt et ramène au centre de la Matrassière où tout le monde, petits et grands, s’installe.
Le « Pot de l’amitié » est honoré par la présence encourageante du directeur du PECI avant le dîner et la traditionnelle « tartiflette ». La soirée se poursuit par les nombreux jeux (baby-foot, ping-pong, ballon…) mis à la disposition des gamins qui s’en donnent à cœur-joie ; les échanges, rires, plaisanteries sont nombreux avant une nuit récupératrice bien méritée.
Au lever du jour, il fait toujours très beau. Aucun nuage. La prairie d’Herbouilly est le point de destination de la rando. Il fait bien un peu frais mais, peu après le départ, il faut déjà enlever une couche de vêtement, boire un coup… les rayons de soleil sont bien présents. L’immense prairie d’Herbouilly n’est pas encore verdoyante mais les crocus en nombre pointent sous le soleil. Une petite collation à l’orée de la forêt et le retour s’effectue au centre pour le déjeuner.
Comme d’habitude, ces deux journées sont passées très vite, même trop vite. Il faut déjà penser au retour dans les établissements respectifs.
A la prochaine, bien sûr et le plus vite possible !
Une pensée sincère pour notre ami Patrick, fidèle éducateur, qui n’a pu cette fois participer à ce moment de bonheur. Courage Patrick !