Du parking de la Correrie, l’itinéraire du groupe des IME commence par une courte descente sur la route
jusqu’au Pont des Allemands. La montée commence là. Elle permet en fait de réchauffer tout le monde car le soleil n’a fait que timidement son apparition et la température est assez fraîche. Plus loin la pente se couche et permet de souffler un peu avant de se redresser à nouveau pour arriver à « Chartrousette », belle bâtisse chartrousine en bon état dont les abords viennent opportunément d’être fauchés sans doute par les « accompagnateurs » en charge de l’entretien des lieux.
Marc, notre guide du jour, choisit opportunément d’y faire la première halte pour permettre aux enfants de manger et boire.
L’itinéraire se poursuit jusqu’à une petite route forestière à moitié goudronnée, quasi horizontale. Il faut prendre alors plein sud. Le soleil est désormais bien présent et la vue dégagée sur le Charmant Som , l’arête du Bérard , la Dent de Crolles et le Grand Som, Seigneur des lieux…
De nouveau dans la forêt, à la première patte d’oie, il fait alors prendre à droite. Le chemin s’élève de nouveau et après un lacet nous arrivons à notre objectif du jour planté dans une clairière, le Habert des Rochers ! Il est moins connu que son voisin du Billon mais il est tellement moins fréquenté que les « montagnards » l’apprécient peut-être plus. Son bassin bien alimenté, son cadran solaire, sa cave en sous-sol témoignent de la richesse d’une vie pastorale passée.
Il est temps de manger.. quelques plaisanteries.. un regard sur les « Trois pics de Belledonne » encore enneigés qui apparaissent au loin, « coincés » entre deux pans de montagne chartrousine et il nous faut redescendre sur nos pas mais cette fois en longeant la route forestière. La progression est ici plus confortable. La route domine le Monastère que nous apercevons par intermittence entre les arbres. Un grand virage à droite nous amène dans ces lieux archi -connus mais tellement extraordinaires. C’est aussi le moment de rejoindre le groupe d’enfants IMEP qui ont eux aussi entamé la descente.
En effet, le manque de liaison téléphonique entre les deux groupes à cause du « y a pas de réseau ici, sauf le 112 » a fait que le petit groupe avait commencé à descendre, ne sachant pas trop où était l’autre groupe. Dans la pente abrupte longeant les murs du monastère, il a fallu trouver une technique pour que les quatre charriots descendent en toute sécurité. Les quatre éducatrices et la petite équipe de la SDSM se souvenaient que le matin, parfois,
il a fallu être deux pour pousser des charriots dans cette côte plus que raide. A la plus grande joie des enfants qui chacun à leur manière, exprimaient une joie intense d’être dans ce lieu silencieux, forestier, agricole avec des vaches toutes blanches et d’autres toutes noires… La petite route privée qui part du parking et qui est fermée par une barrière est sans passage de véhicules et a permis à la randonnée de se faire sans soucis de sécurité routière, de profiter du cadre. Il a fallu plus d’une heure pour arriver à l’entrée du monastère. Là, le petit groupe a pu chercher un lieu pour le pique-nique et la sieste : un bout de prairie bien verte et aux odeurs de pissenlits bien frais. Le soleil a pointé vers midi donnant lumière et chaleur à ce petit repas qui avait été apporté dans des glacières. Instant heureux pour certains de voir des moines chartreux sortir de leur monastère pour partir en randonnée… Ce n’est pas tous les jours qu’on en voit, à ce qu’il parait.

Le retour aux voitures s’est fait vers 15h 30. Pour certains, il faut partir vite.. Juste le temps de se dire au revoir et à bientôt… Les jeunes de l’IMEP vont faire un tour à la salle hors sac et aux toilettes de la Correrie après avoir rangé les charriots dans le véhicule. Tiens ! les pneus que Michel, l’ancien chef du garage de la CRS a dû regonfler le matin, juste avant la photo collective pour le DL, sont encore bien gonflés ! Alors c’est tout bon pour la prochaine fois !
RM et Dan
Lire l'article du Dauphiné ici
cliquez ici pour visionner une vidéo