Il faut un peu de volonté ce matin aux 9 enfants et 9 adultes
pour affronter les premières températures hivernales, surtout dans les gorges de la Bourne, certes rafraîchissantes en période estivale, mais glaciales en ce moment. D’ailleurs la neige est bien là, gelée, pas en très grande épaisseur mais il faut bien « planter les talons » pour descendre au pied du torrent, le longer un instant et arriver à l’entrée de la grotte, sous la route.
Avant cela, sur le parking aménagé en bord de route il a fallu vite équiper les enfants de combinaison, « culotte », casque, éclairage…
Compte tenu du froid extérieur, cette grotte est finalement accueillante et, après la traditionnelle photo, le groupe ne rechigne pas à y entrer
comme pour se protéger, frontale allumée, en marchant allègrement sur les pierres disposées en « pas japonais » pour éviter de se mouiller les pieds dans une large flaque d’eau.
Après, cette vingtaine de mètres « aquatiques », le sol est maintenant sablonneux et permet une progression confortable même si des blocs de rochers gênent un peu la progression. Philippe, notre dévoué moniteur, choisi ce lieu comme future « salle à manger ». Les glacières y sont déposées, la température est déjà moins fraîche.
La progression montante continue dans un boyau où il faut ramper, se contorsionner, « ranfrogner », se tirer pour progresser. L’équipement en combinaison est bien utile. Plus loin, la progression continue dans la grotte, les blocs sont plus nombreux, un peu glissants, aspergés par quelques gouttes tombent du plafond et la petite troupe arrive au fond de la partie « praticable ».
Frontales éteintes, après le blanc du dehors, c’est ici le noir absolu… Les tumultes de la rivière souterraine qui longe la grotte rive gauche empêche d’écouter le silence…

Photo de groupe, puis le retour s’organise après avoir observé une chauve-souris scotchée au plafond. Nous retrouvons notre lieu de pique-nique pour un casse-croûte bien mérité après toutes ces émotions avant une dernière descente éclairée de plus en plus par la lumière du jour.
Tout s’est très bien passée, dans une ambiance sereine ! Nous voilà à l’« air libre », moins froid qu’au départ ; la remontée vers les véhicules, le déséquipement des enfants, les traditionnels « à la prochaine ! »…
Une prochaine ? Philippe en a promis une en 2018, mais cette fois au printemps, a priori, moins « frisquette », peut être dans les environs de La CHAPELLE.. un peu plus loin, dans un secteur jamais exploré par la SDSM . Volontiers Philippe, les enfants et les adultes en redemandent !
Une pensée amicale pour notre compagnon, Jean LAVIGNE, un des pionniers de la spéléologie, qui nous avait accompagné en 2009 , lors de la première exploration SDSM de la Grotte Roche en 2009.
RM
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